--- Page 1 --- ABBOT CELESTINE GOLENVAUX TO HE RICHARD DEVANE Maredsous le 31 Mars 1927. Cher Monsieur l'Abbé, (Devane) Sur le point de voir la fondation de Glenstal acceptée officielement par la communauté de Maredsous, il me semble que elle l'est moralement je me tourne encore une fois vers vous. Vous vous en souvenez, à vous retourner d'Irlande, j'éprouvai comme d'instinct le besoin de préceser, à vous spécialement, l'esprit dans lequel nous désirions envisager cette fondation. Aujourd'hui, que les différents rapports ont défini la part que vous avez dans cette oeuvre, je reconnais avec plaisir que cet instinct ne m'avait pas troupé; c'était bien à vous que je DEVAIS m'adresser pour cette sorte de communication. C'est à vous, en effet, que revient, je le sais maintenant, l'initiative de ce grand projet, et tout ce que j'en apprends me prouve que le Bon Dieu vous le fait envisager sous son vrai jour; bien plus qu'il a applani toutes les premières difficultés en assurant à votre belle pensée la chaude et bien pratique sympathie de deux grands coeurs: Sa Grâce Monseigneur l'Archevêque de Cashel et Mgr Ryan. Dans votre lettre au Rme de S. André et dans celle que vous avez bien voulu m'adresser à moi même, une expression m'a frappé: "Nous voulons réaliser ici ce qui a été fait à Maredsous." Cette parole, que j'ai médité longuement, m'a beaucoup éclairé sur le choix de la voie à suivre pour amorcer les débuts de cette fondation. Cette fondation est bien vôtre, et quand je dis vôtre, j'associe dans ma pensée tous ceux qui d'une manière ou l'autre contribuerent à donner corps à ce projet; nous ne sommes nous que des collaborateurs. Votre rôle respectif apparait bien défini. Quel devra être le nôtre? C'est ici que votre formule me semble révélatrice: faire de Glenstal le Maredsous d'Irlande. Les origines de notre Monastère de Maredsous sont très suggestives sur ce point. Le monastère fut doté par de généreux fondateurs belges. Ceux-ci obtinrent de l'Abbaye allemande de Beuron une petite colonie de moines. Ces moines trouverent provisoirement azile dans une partie du château des fondateurs et y commencerent leur vie conventuelle en attendant l'achèvement de la première aile du monastère élevée sur la montagne. Le véritable rôle de ces premiers religieux fut d'amorcer la vie bénédictive selon l'esprit de la jeune Congrégation de Beuron. Vient bientôt les vocations belges, et parmis elles se rencontrerent des éléments de premier plan, hommes de prière tout à la fois et de talent, d'intiguéve assi, qui surent imprimer à la jeune Abbaye la physionomie que nous lui connaissons aujourd'hui. Petit à petit le premier noyau de moines envoyés par Beuron laissa la place à l'élément indigène, au point qu'à l'issue de la guerre récente le monastère belge déjà " de facto " le devint " de jure " en formant avec les Abbayes du Mont-César et de S. André la Congrégation Belge de l'Annonciation.. Pourquoi ce qui s'est passé à Maredsous ne pourrait il devenir un programme pour Glenstal? Une fondation en pays étranger surtout n'est pas une oeuvre à entretenir indéfiniment par l'Abbaye qui l'entreprend. C'est plutôt comme la semence qui 2022-04-07/327 --- Page 2 --- confiée à une bonne terre, doit se développer par elle même; sinon elle en condamnée tôt ou tard à périr. Vous me faites entrevoir l'espoir de vocations nombreuses. Dieu veuille qu'et espoir se réalise. Les sujets que nous vous enverrons, demain je l'espère disparaîtront petit à petit et feront place à Glenstal comme je dis les Allemands à Maredsous, à une forte génération de moines irrandais cette fois de vrais et authentiques bénédictins, faisant bénéficier leur patrie de cet vie de prière, d'abnégation, de dévouement qu'ils auront puisée à la source de la Sainte Règle. Voillà bien précisé notre rôle; c'est aussi notre unique ambition. Je ferai mon possible pour vous envoyer de bons religieux, hommes sans dout pas des anges, mais des moines profondément imbus de l'esprit de leur vocation, animés de cette bonne volonté qui pousse à se donner, comprendre, s'adjecter. Le Bon Dieu se chargera, j'en ai la confiance, de montrer par la fécondité qu'il accordera à leurs efforts, qu'il lui plait d'agréer cette oeuvre que vous et nous entreprenons tout à sa gloire. p. 1a + C. o --- Page 3 --- Maredaous 31 Mars 1927. 2022-04-07/327 Chez Dronsier N'Abbi', Sar le point de voir la fondation de Pleustal accepté officiellement par la Communanté de Maredaous, il ne semble qu'elle l'est moralement, jà un tourne envoir une fois vers vous. Vous vous en souvenez, à non retour à la lande, j'eprouvai comme à instinct le besoin de préciser, à vous spécialement, l'esprit dans lequel nous décisions envoir layer cette fondation. Rejours hui que les différents copports de nos deux prospecteurs ont défini la pert que vous auz dans cette œuvre, jà revouvai avec plaisir que ce instinct ve un avreit pas troupé; c'estait à vous qui je devris un adresser pour cette sorte de communication. Aut à vous, en effet, que revient, jà le sais --- Page 4 --- maintenant, l'initiative de ce grand pro- jet; et tout ce que j'en apprends me prouve que l'Bon Jieu vous le fait envisager dous don vrai jour; bien plus, qu'il a appli- ni toutes les premiers difficultés en assu- reant à votre belle pensie lor chande et bien pratique sympathie de deux grands coeurs: sa Seandern M. F. l'Inchenéger de Cashel et M. F. Ryan. Dans votre lettre au 1er me de S. Hudre et dans celle que vous vuy bien voulez m'a- dresser à moi même, me expression m'a frappé: "Nous voulons réaliser ille ce qui a été fait à Marcelson." Cette prosole, que j'ai médité longuement, m'a beaucoup elainé sur le choin de la voie à sivre pour amourer les débuts de cette fondation. Cette fondation est bien votre, et que vous je dis votre j'associe dous me pensée tous ceux qui d'une maniere ou l'autre contri- buirent à donner corps à ce projet; nous ve sommes, nous, que des colleborratures. Vetre rôle respectif apparaît bien défini. --- Page 5 --- + quel devra être limotre? Des cie gen votre formule me demelle reir- latrice; faire de Slenstel le Maredoon d'Irlande. Des origines de notre Monastère de Maredoon sont très suggestives sur ce point. De monastère fut doté par de généreux fondateurs belges. Leurs-ci obtinient de l'Aphaye allemande d'Beuron une petite colonie de moins. Ces moins trouvent provisionnement asile dans une partie du chateau du fondateur et y commen- cèrent leur vie conventuelle, en attendant l'arberement de la première aile du mo- nastère élevée sur la montagne. Aviritable rôle de ces premiers religieux fut d'anveer la vie liévisitive de lon- bleapris de la jeune Congrégation de Beu- ron. Vinent ensuite les vocations belges, et parmi elles se rencontrent des éléments de premier plan, hommes de prière tout à la fois et de talent, d'initiative aussi, gen surent imprimer à la nouvelle abbag- --- Page 6 --- la physionomie que nous lui commaissons anjourst hui. Petit à petit le premier voyaux de moines en voyés par Benon laissa la place à l'élé- ment indigène, au point qu'à l'issue de la cécente querne le mourstère, le lege déjà "de fauto", le devint "de june", en formant avec les abbayes du Mont César du Souvais et du S'Audré la Congrégation le lege de l'Annuniation. Tourquoi ce qui s'est parait à Mesedosus ne pourrait-il deverir un programme pour Slenstal? Une fondation, en pays étranger surtout, n'est pas une amore à entretenir indéfini- ment part l'abbaye qui l'entreprend. Chet plutôt comme la senvence que, con- fiée à une bonne terre, doit se développer par elle même; sivon elle est condamnée tot ou tard à pein. Vous vue faite entrevoir l'espoin de vous- tions nombreuses. Dieu veuille que cet espoin se réalise. Les sujets que nous vous enverrons, demain- --- Page 7 --- + je l'espère, disparaîtront sous donte pe- tit à petit, et feront place à Slenstal con- ne jardis le allemand à Maredon, à une forte génération de moines, irlandais cette fois; de veais et authentiques bien- dictivs, faisant bienfaire leur patrie de cette vie de prière, d'abregertion, de dé- vouverent qu'ils auront prissé à la sous- ce de la Sà Reigle. Voille bien précisé notre rôle; c'est aumi- notre unigere ambition. Je feroi unon possible pour vous envoyer de bous religieux, hommes sans donte par des anges, mais des moines profondé- ment invous des lesprits de leur vocation, animés de cette bonne volonté qui pousse à se donner, à comprendre à s'adapter. Le Bon Dieu se chargent j'en ai la con- fiance, de montrer par la férondité qu'il aurodere à leurs efforts, qu'il lui plait d'agreis cette seune que vous et nous entreprenons tout à sa gloire. J'espère que vous auz et s'estafait de us rapport aux J. Reigoire et d'odilon --- Page 8 --- Je ne saurais avoir vous remercier de tous les précieus renseignements que vous leux avoiz donnés sur tout ce que concerne cette fondation. Ils vont nous venir bientoit et seront emplacés très rapidement, et tout va lien par deux autres qui auront pour mission de préparer definitivement les locaux à la réception d'une petite colonie. Selon toutes probabilités ces deux vouversues moissés seront accompagnés de Lodailon. J'attendes M. F. Ryan dans le débuts du mois de April. Despoine une deux qu'il se renda à Rome. Je foumet tout un œuvre pour l'amener à Marcelson. Que ne pouvoiz-vous l'y accompagner; ce sera sous donte pour plus tard. Je vous prie de sagrier, chez M. L'Albi, l'expression de nos sentiments religieus serment affectueusement divoins en N.S. & S.B. + Clétrin Albi --- Page 9 --- 31 Mars 1927 Albi de Maredons Mosieu & Albi Divane S. Patrick's College Irlande Churles.