--- Page 1 --- 2023-11-02/904 Si on se tourne vers le monachisme, tel qu'il existe en ce moment, on est fappé par un paradoxe : l'idéal monastique dans toute sa plénitude, est réservé aux prêtres. De cette situation découle une conséquence grave: l'introduction et la reconnaissance officielle d'une division des religieux en deux catégories division consacrée par l'institution des frères convers, ce qui amène une sorte deschisme dans la communauté. Il est permis sans doute de supposer que cette institution était justifiée (au moyen-age) ... il n'en doue pas moins vrai que la distinction entre prêtres et la fes apparaît comme: -contraire à la Règle de St Benoit,-contraire à l'esprit de famille et de communauté,-contraire à l'unité et à la charité évangélique...-contraire à l'unité et à la charité évangélique...-contraire à l'exigence (voulues par l'Esprit Saint) qui se sont forgées au sein d'une psychologie nouvelle sous l'influence d'une évolution sociale dont on ne peut plus mêche pas tenir compte. Et de fait dans l'état actuel du monde moderne cette division existant dans les monastères entre moines prêtres, profès solennels, et frères convers, profès perpétuels, a ec tout ce que cette distinction implique d'inégalité, ne se justifie plus et prive l'ordre monastique d'éléments impliqués valeurels. Les moines de choeurs, prêtre et profès solennels constituents une "caste" privilégiée bénéficiant seule pour tous les droits et avantages de la vie monastique tels qu'ils sont règlés pour tous les moines par la Règle de St Benoit. Les frères convers par contre sont rélégués dans une classe inférieure, sont exclus de certaines activités essentielles de la vie du moine et privés des droits et devoirs de la vie monastique dans leur quasi totalité ("ils n'ont pas exett voix au chapitre") Pourquoi faut-il que nombre de jeunes gens qui sont appelés à la vie monastique, mais non au sacerdoce, soient empêchés de mener dans son intégralité la vie religieuse et pratiquement réduits à l'état de domestiques? En raison d'un "état de fait", créé il y a quelques siècles, né de circontances économiques et sociales particulières. (Il n'est pas nécessaire de décrire ici ces circonstances historiques, elles ont été étudiées ailleurs et on les connait) En face de ce phénomène on peut actuellement en dresser un autret le "fait social d'aujourd'hui". Car l'état social n'est pas sans exercer une influence prépodérate sur la façon de certaines responsables et il peut éclairer le problème des frères convers. Une certaine responsable existe entre la crise "classes sociales et la crise "frères convers". La vie sociale et les moeurs ont changé depuis le moyen-age, et évènements ont une profonde répercussion sur la psychologie de l'homme. Le simple examen des conditions de la vie moderne fait apparaît --- Page 2 --- 2. la réalité d'une évolution telle que la structure de la société contemporaine se trouve profondément bouleversée et essentiellement modifiée relativement à ce qu'elle étéit au moyen-age et jusqu'au XVIIIe siècle. De cette évolution, il faut d'autant plus tenir compte, qu'elle s'est développée extrêmement vite depuis cent ans (et plus particulièrement depuis les dernières guerres mondiales) et qu'elle a modifié profondément la psychologie, intellectuelle, morale, psychologique des individus et de la société. De ceci il faut particulièrement retenir une conséquence: l'êxtension de la culture générale qui n'est plus maintenant l'apanage quasi exclusif de ceux qui ont parcouru le cycles des humanités gréco-latines. Il importe d'insister sur le phénomène cultuel car il occupe une grande place dans la question traitée ici. En voici la logique: 1. Pour accéder au sacerdoce il importe d'avoir un minimum de culture. Ce minimum s'obtient grace aux humanités. Donc pour être prêtre il faut avoir fait ses humanités. 2. Pour être moine il faut pouvoir devenir prêtre (loi actuellement en vigueur) Or pour être prêtre il faut avoir fait ses humanités. Donc pour être moine il faut avoir fait ses humanités et en avoir reçu la culture. En distinguant certaines parties de ce raisonnement, on en vient alors à dire et à penser: que le moine est prêtre, que le moine est un être cultivé, que la culture du moine est celle reçue grace aux humanités et comme ceux qui jugent ainsi sont des moines ayant effectivement cette culture (ou tout au moins persuadés de l'avoir), ils enchainent : il n'y a qu'une forme de culture: l'humaniste. C'est logique. Et cette logique poursuivant sa carrière a avec la force qui l'anime en vertu de sa nature même produit des conséquences pratiquement merveilleuses: -Le chrétien qui veut s'engager dans la voie de la perfection et suivre les conseils événgéliques, doit être un monsieur cultivé selon les normes d'une culture et d'une seule culture - celle des humanités. -Le monde où évolue ce chrétien doit être un monde élévé à un certain niveau. -La vie monastique est un étét où n'entre pas n'importe qui mais uniquement les produits d'une certaine civilisation (expression de cette culture). Soit, et cependant....il serait nécessaire de réviser ces positions si assurées car il fut peut-être un temps où culture générale et prêtrise et vie monastique étaient intimement liés - à tel point que l'un n'existait pas sans l'autre, mais actuellement il faut avoir le courage l'honnêteté de le reconnaître: ces choses peuvent être dissociées. On doit reconnaître que les hommes composant et formant la société d'aujourd'hui ne sont plus les mêmes que leurs grands parents. Cela vient de l'évolution sociale consacrée par l'ensemble des femmes faits ayant un caractère social très matqué (au sens large comme au sens strict) --- Page 3 --- 3. -développement de la formation intellectuelle (instruction obligatoire et tendance de plus en plus marquée de développer son extension en profondeur et en largeur...), création d'écoles de plus en plus nombreuses et adaptées aux besoins de l'homme et de la société, création d'un humanisme nouveau, d'un humanisme de l'ouvrier (par des procédés différents de ceux des "humanités classiques" mais qui peuvent ce pendant être tout aussi réconds). -développement des moyens d'information et de culture: presse, théatre, cinéma, bibliothèques, radio, disques, voyages, conférences, etc... -Promulgation des lois sociales amenant et imposant même des conditions de vie plus conformes à la dignité de l'homme et rendant cette vie plus pratique, plus confortable... (permettant l'achat d'une maison, d'appareils éléctriques de ménage, le chauffage, l'éclairage, l'électricité, ...) -création et encouragement données à de nouvelles activités auxquels tous sont conviés auxquelles participent en particulier un grand nombre de jeunes gens: scoutisme, J.O.C. et en général toutes les fonctions de l'Action Catholique, qui font naître à partir du sens chrétien de la vie dans l'unité du Corps mystique, l'esprit d'initiative, la culture intellectuelle et spirituelle (propagandiste, dirigeant d'A.C.) Tout ceci pourrait être développé et complété, mais suffit pour faire prendre conscience d'une modification profonde dans la structure de l'état spychologique et intellectuel de l'ame humaine contemporaine, modification d'autant plus profonde que l'individu appartient à ce qu'on appelait anciennement "une classe inférieure". Ces hommes d'aujours'hui en raison de leur culture, de leur mode de vie..., ont des exigences infiniment plus grandes que par le passé et peuvent pratiquement prétendre à n'importe quelle situation sans que leur origine pêse le moins du monde sur leur carrière. Leurs exigences sont d'ordre moral, intellectuel, physique, et ont à la fois un caractère individuel et social. Tout l'être en est affecté. Quant aux améliorations apportées sur le plan physique et matériel à la vie de l'ouvrier elles tendent à rendre moins aigues les différences et à supprimer les distances. Il suffit de jeter un regard sur toutes les ceuvres sociales, pour constater l'effort fait dans ce sens. Les individus sont de plus en plus solidaires les uns des autres. L'homme ne peut plus se suffre à lui-même, le travail étant indéfiniment fragmenté (répercussion d'une grève de cheminde fer...) Les vies sont de plus en plus entremèlées (jusqu'aux moyens de communication, qui renforcent ce sentiment de solidarité). La dernière guerre mondiale a accru un sens naturel de la communauté humaine. On a interrogé des hommes d'age et d'expérience, mêlés de près à la vie quotidienne de la société (entrepeneurs, ingénieurs, médecins, ...) tous d'une façon unaine ont répondu de même: on doit constater un élèvement étonnant du niveau humain des masses ouvrières - pour ne parler que de cette catégorie là d'êtres humains - auquel correspond un élèvement des valeurs et des exigences spirituelles. Dès lors, quand le problème de la vie monastique se pose, on ne peut pas ne pas tenir compte de ce fait. Car s'il importe que le moins ait un certain degré de culture s'il doit être prêtre, on peut affirmer d'autre part que nombre de chrétiens qui ne sont pas appelés au sacerdoce possèdent eux --- Page 4 --- 4. aussi une culture suffisante pour être moines, tout en n'étant pas celle qui est requise pour devenir prêtre. La vocation sacerdotale est distincte de la vocation monastique et la culture pour le premier état n'est pas nécessairement celle qu'il faut pour le second. Quels sont les laies qui aspirent à la vie monastique? a) Ceux qui ont une vocation sacerdotale et monastique. b) Ceux qui ont une vocation sacerdotale et veulent devenir frères convers purement et simplement parce qu'ils ne veulent que cela; ils sont de plus en plus rares: pour différentes raisons et en particulier parce que tout en ayant conscience de ne pas être fait pour le sacerdote, ils sentent sentent fort bien aussi quelle déchance ce serait pour eux de devenir "frères convers". c) Les laies cultivés qui ne veulent pas être prêtres (tout simplement parce qu'ils n'ont pas été choisis par Dieu) ou les anciens postulants au sacerdote qui n'ont pu continuer leurs études, ne trouvent pas dans le statut des frères convers une vie adaptée à leurs besoins. Si certains l'acceptent humilité de les recevoir et de leur imposer un vrai qu'il est bien difficile de les recevoir et de leur imposer un héroisme continuel qui n'est pas sans risque. Et à vrai dire ce n'est pas très bénédictin. Pour ceux de la première catégorie, il n'y a pas de problème. Pour les autres (b-c) il se pose gravement: I) Le manque de vocation à la vie de frère et la qualité de ceux qui veulent s'y essayer le démontre: car il faut le reconnaître, à part quelques exceptions de plus en plus rares, il faut pour devenir frère être anormal ou impotent. 2) Et d'autre part on ne peut donner qu'une valeur toute relative et très secondaire à quelques timides essais d'adaptation: remplacement du chapelet par un petit office, modification d'horaire, concession du scapulaire et suppression de la barbe..., changement de terminologie (on ne dit plus "convers") qui n'apportent aucune modification à l'état de fait existant. Quoiqu'il en soit, à un jeune homme normal, normalement formé et équilibré dans la société actuelle, on n'oserait plus en conscience conseiller la vie monastique s'il n'est pas appellé à la prêtrise. Et c'est juste: pour embrasser la vie monastique en qualité de convers on le contmaint à un abaissement, à un recul tel qu'il faudrait exiger de lui la vertu d'un moine depuis longtemps exercé au combat spirituel et arrivé vé à un degré éminent d'humilité et de vie intérieure. "Réduire ses gargons à l'état de frère convers, c'est lui interdire l'exercice normal de ses facultés normalement développées; c'est le convincre que c'est "vertu" de ne pas donner satisfaction à ses plus légitimes exigences intérieurs de vie spirituelle sérieuse et intelligente, faute d'une formation monastique suffisante et faute d'avoir le moyens de la cultiver (pas accès à la bibliothèque, ...) c'est l'obliger à piétiner ce qu'on lui a appris dans le monde comme sacré: le travail professionnel bien fait, le travail de qualité, (car dans les monastères l'état de frère convers ne permet pas, en pratique, de recevoir une formation technique professionnelle de valeur qui permet de donner au travail son vrai sens humain et divin). --- Page 5 --- 5. c'est le condamner à être le domestique d'une classe privilégiée menant la vie de chateau -alors que la vie de chateau n'existe plus et que chacun, dans le monde, se sert soi-même. En un mot, c'est précisément faire fi de la culture qu'il possède et vouloir un épanouissement spirituel sans base naturelle puisqu'il devra vivre une vie où l'on méconnait les exigences normales d'une authentique culture. Il y a donc quelque chose de particulièrement édieux dans la constitution actuelle, dans la vie monastique, puisqu'aussi est en ontremaissé, physiquement, intellectuellement, moralement, psychologiquement et c'est d'autent plus injuste et inhumain que cette manière de concevoir les choses et de les réaliser est contraire à l'enseignement de l'Evangile et de la Ste Règle. Evangile - Charité fraternelle. Si on ne trouve aucune trace de la distinction entre moines et frères convers, entre prêtres et laies dans la vie monastique, on ne peut prétendre d'avantage lui trouver un fondement dans l'Evangile. St Benoit demeure toujours dans la ligne directe de l'Evangile, dans besillon des études et donc pères devant dieu il n'y a pas acception de personne. L'Abbé témoignera donc à chacun une égale charité; et il n'y aura peu pour tous qu'une même discipline appliquée selon les mérites de chacun. La charité, la miséricorde, qui suppose foi et humilité, domine l'Evangile. Dieu nous traitera comme nous traitons miséricordes. St Benoit le sait bien qui évrit: "Que toujours l'Abbé préfère la miséricorde... afin d'obtenir lui-même un traitement semblable" et tout le chapitre sur "le bon zèle que doivent avoir les moines". La charité fraternelle qui ne fait qu'un avec l'amour de Dieu doit spécialement resplendir dans la vie religieuse. La vie du cloitre a dans la chrétienté produit une valeur de témoignage. Les chrétiens et a fortiori les moines, doivent reproduire le Modère, mais tout leur vie. Tous les hommes n'ont pas les yeux fixés sur le monastère, mais ceux qui "regardent" doivent trouver une charité fraternelle vécue (incarnée). Cette charité doit être rendue visible dans le domaine des réalisations. La communauté monastique doit être un reflet de la grande Unité. On ne doit pas avoir occasion de dire, en toute justice, que les moines qui sont par état dans la vois de la perfection, dans la vois des conseils évangéliques, semblent oublier le premier commandement du Christ: "Aimez-vous les autres". Sans l'amour, sans la charité intérieure, les institutions sont vaines. Mais s'il est vrai que la charité est avant tout un esprit, elle doit cependant aussi se manifester au dehors. C'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres que tous reconnaitrons que vous êtes mes disciples. Pourquoi tant de séparations? Il faut avoir le courage de se poser la question en face de Dieu. L'attitude de Motre Seigneur dans l'évangile permet d'entrevoir quel sexait son accusation. Motre Seigneur parlait beaucoup de la charité, de l'amour que nous devons avoir les uns pour les autres. Le verbe "aimer" qu'il prononcait tant de fois n'aurait-il plus le même sens au XXe siècle? Le Christ a montré par ses axtes, par toute sa vie, par sa mort ce que ce mot signifiait pour Lui. Nous ne devons pas lui donner un autre sens. "Ceci est mon commandement: Aimez-vous les uns les autres comme je vous aime"... comme et non pas autrement... L'amour doit être effectivement --- Page 6 --- 6. témoigné: "J'avais faim et vous m'avez donné à manger", et il ne s'agit pas seulement des besoins matériels de l'homme. L'amour qui n'apparaît pas dans les actes n'est pas sincères. St Pierre reprend: "Aimez-vous donc ardemment les uns les autres et du fond du coeur" et il reconnaît la puissance de l'exemple: "Cojduisez-vous noblement au milieu des paiens". Après St Pierre et St Jean, voici St Paul et St Jacques et les autres... "Qu'il n'y ait point d'hypocrisie dans votre charité..." "Montre les uns pour les autres une affection tendre et fraternelle. Prévenez-vous d'égards mutuels...." "Qu'il n'y ait point de division parmi vous". "Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous", et St Jean précise quelle doit être la qualité de cet amour fraternel: "Petits enfants, n'aimons point de paroles et de langue, mais en actes et en vérité". Que l'on relise tout le deuxième chapitre de l'Epitre de St Jacques. (Cfr aussi doctrine de l'unité, de la charité, du corps mystique... dans St Jean et dans St Paul et les théories de ce dernier sur les distitions de race, de classes: hommes libres et esclaves...) Règle La distinction n'existe pas dans la Règle de St Benoit. Le sacerdoce, au temps de St Benoit, nest pas une condition d'admissi - A qui s'adresse St Benoit? "C'est à toi, qui que tu sois, qui renonce à ta volonté propre et parprends les nobles êt fortes armes de l'obéissance pour combattre esous l'étendard du Seigneur Christ, notre véritable Roi". - Qu'examinera-t-il attentivement chez l'aspirant à la vie monastique "S'il cherche Dieu vraiment, s'il a du zèle pour l'oeuvre de Dieu, l'obéissance et les humiliations". - A quelles conditions le novice sera-t-il membre de la communauté? "Si le novice persévère, si enfin après mure délibération il promet de garder la règle dans tous ses points et d'observer tout ce qui est demandé, il sera reçu dans (in) la communauté". A dater de ce jour où il aura chanté le "Suscipe me" on le tiendra pour membre de la communauté". Ces textes ne sont-ils pas suffisamment clairs, qu'il soit nécessaire de montrer encore quelles en sont les conséquences? La réception d'un novice au XXe siècle n'est plus aussi simple il semble que pour être moine, il ne suffise plus de "rechercher Dieu", "d'avoir du zèle pour l'oeuvre de Dieu, l'obéissance et les humiliations"... D'autres conditions se sont ajoutées à delles-là... et les portes du monastère s'enferment d'avant nombre de chrétiens qui voulent (dans toute la sincérité de leur coeur) chercher Dieu.... Il n'y a plus de place pour le lafc dans la communauté bénédictine.... il ne peut plus être véritablement "membre" de la communauté... il est membre d'une autre communauté ajoutée, juxtaposée à la famille des moines, il est "frère convers". --- Page 7 --- 7. Le sacerdoce est devenu le moyen d'être mpine, la condition "sine qua non", Le sacerdoce est la clef qui ouvre la porte du cloitre, Le sacerdoce donne droit d'enfant du monastère, Le sacerdoce donne droit aux "charges" si matérielles qu'elles soient, Le sacerdoce est pour le chrétien le seul moyen de "chercher Dieu" selon St Benoit, Le sacerdoce est nécessaire pour vaquer à l'œuvre de Dieu.. Est-ce là un role du sacerdoce? Il suffit de lire la Règle des moines pour constater qu' elle ne conteint aucune trace d'une telle condition, d'une telle distinction. (En elle) -sacerdoce et vie monastique ne sont pas inséparables, -et même le sacerdoce est tout à fait "accidentel" à la vie monastique, -le sacerdoce n'a rien d'un "laisser-passer" qui donne secès aux charges quelles qu'elles soient, -"Quand un prêtre demandera à être reçu dans le monastère, on n'en se rendra pas facilement à sa demande"... -"Il ne doit se prévaloir de rien sachant qu'il est soumis à l'observance régulière et qualifié plutôt pour donner à tous des exemples d'humilité..." -"S'il vient à être question dans le monsère de charges à conférer ou d'affaires à traiter, il tiendra pour respect pour de son entrée et non celui que lui a valu le respect pour son sacerdoce". "Si l'Abbé se propose de faire ordonner un prêtre...celui qui aura été ordonné, loin de lui faire oublier l'obéissance à la règle et la discipline..." -"Il gardera toujours le rang de son entrée au monastère, sauf quand il officie à l'autel, ou si peut-être le suffrage de la communauté et une décision de l'Abbé l'avaient élevé plus haut à cause du mérite de sa vie." On peut donc voir que la Règle se St Benoit est formelle L'idéal monastique est accessible à tous et non réservé à une classée "caste" La distinction entre prêtres et laisses est contre le sens de la vie monastique. L'institution des frères convers, étant adaptée (par nécessité) à une civilisation déterminée, est, comme elle, appelée à disparaitre, car elle ne peut se réclamer de l'esprit ou de la lettre de la Règle de St Benoit. La Famille monastique. -La vie monastique est essentiellement une vie de famille. -La communauté monastique présente une similitude (car il y transposition) frappante avec la communauté familiale naturelle. -C'est plus qu'une armée de soldats, c'est un cercle de frères groupés autour de l'Abbé, leur Père commun. -En et par l'Abbé, représentant du Christ, considéré et cru comme tel, se réalise l'unité de la famille. -L'élection à vie de l'Abbé et la stabilité des moines viennent renforcer cette réalité et resserrer les liens entre tous. Dans une famille digne de ce nom, les enfants vivent ensemble --- Page 8 --- 8. sous la protection et l'autorité du Père; ils participent aux joies et aux peines communes, sont soumis aux mêmes lois, ayant même sdroits et mêmes devoirs. La diversité des activités, des tempéraments, des talents, des responsabilités, ne détruit pas l'unité et l'amour. Aucun membre n'est identique à l'autre, et tous se fondent en un seul corps. Les droits de l'enfant ne sont pas fonction de ses capacités. Les droits (et les devoirs) sont les mêmes pour tous, parce que tous sont fils d'un même Père, enfants de la maison et traités comme tels. L'enfant est nettement distinct du domestique, même s'il remplit en fait les fonctions de domestique. Or, à l'intérieur d'un monastère, qui doit être une famille, il y a deux communautés différentes. L'une est groupée autour de l'Abbé, l'autre est groupée autour du père maitre des convers. Un jeune homme qui s'informe exactement des conditions de la vie du frère conversera vite édifié sur la supériorité des voeux de religion et les avantages, de la vie monastique; mais en même temps il devra apprendre que le Père: Spirituel I. Ne parle pas "aux Pères" - mais dans la Ste Règle: "les frères gardent dans le monastère le rang que détermine la date de leur entrée en religion". "les plus jeunes honoreront leurs anciens et les anciens auront de l'affection pour les plus jeunes". Et St Benoit a le sougi de l'équité qui maintient paix et charité: "que personne ne soit triste dans la maison de Dieu"; il veut voir tous ses fils heureux, dans la Joie: "Nous sommes tous un dans le Christ"? Tous sont fils de Dieu par le bantème, tous sont fils réels du monastère par la profession. 2. Mange à part "à la table des frères" - dans la Règle, celui-là est exclu de la table commune, qui a encourru l'excommunication pour faute grave (chap XXV) 3. Dort dans un dortoir séparé (à peine mieux aménagé qu'une porcherie) quant à St Benoit, il demande que tous couchent dans un même lieu (ch XXII) 4. Porte un habit distinct. Et la Règle prévoit sagement les normes de l'habillement des moines: il y a des différences elles n'existent que temporalement "pour ceux qui sont en voyage" et ne portent que sur la qualité de l'étoffe. - Quant à l'Abbé, il donnera à chacun selon ses besoins. (ch LV) 5. Ne peut prendre part à l'office du choeur, à l'œuvre de Dieu: ici on comprend mal. "sollicitus ad opus Dei" c'est une condition essentielle pour l'admission. L'opus Dei qui est la prière collective des enfants de Dieu, la louange adressée au Père des Cieux par toute la famille monastique est confiée à tous. "Que rien ne soit préféré à l'œuvre de Dieu" et l'on conçoit mal que certains enfants en soient systématiquement exclus. 6. Ne peut être mêlé aux actions principales de la vie du monastère: il ne peut participer à l'élection de son Abbé il doit tout ignorer des événements importants, des décisions graves, qui tout de même l'intéressent autant que les autres, étant systématiquement éliminés des scénaces capitulaires. Peut-on prétendre qu'ils membres réels de la famille? St Benoit ignore cette exclusion? Il a un tel sens de la famille monastique celui qui écrit "Toutes les fois qu'il y aura dans le monastère quelque affaire importante --- Page 9 --- 9. à décider, l'Abbé convoquera toute la communauté... ce qui nous fait dire qu'il faut consulter tous les frères, c'est que souvent Dieu révèle au plus jeune ce qui est meilleur" -Il ne connaît qu'une cause d'exclusion: la faute qui entraîne l'excommunication. Mais celui-la même que l'excommunié, après avoir demandé pardon au Père et à tous ses frères, comme l'enfant prodigue, redevient membre de la famille et reprend tous ses droits. 7. N'a pas le même Père que les moines de choeur, mais un 'délégé' qui s'occupera de sa vie spirituelle et monastique, car l'Abbé "Le Père du monastère" ne traîte pas directement avec cette "classe". Peut-on dire qu'il y ait même idéal? Les frères convers ont toujours, par définition, sepon les Constitutions, des fonctions subalternes. Pour parler clairement: ce sont des domestiques. Même si on rejette cette expression, même si elle choque, la structure de leur vie le manifeste. Pour aggraver encore la distinction, le plus souvent les frères appartiennent à une classe de la société (et cela d'autant plus que leur genre de vie ne conveint pas au lafc cultivé) et les moines () une autre. (Reg.: pas d'acception de personnes, fils de nobles, ...) Les frères convers ne sont pas fils réels (légitimes) de la maison. Si on prétend qu'ils ne sont pas exactement des domestiques; ils ne sont pas en tous cas plus que des fils adoptifs, qui n'ont aucun droit. Tous ces points se ramène à prendre conscience d'une inégalité réellement monstreuse aux yeux de qui a lu la Règle et l'Ecriture Sainte et s'en est imprégnée c'est la consécration du "principe de division", "de séparation" en face du monde assolifé de vie communautaire, de vie dans l'unité. Et le monde (dans lequel il y a des chrétiens et des non-chrétiens apprend avec stupeur que la doctrine du Corps mystique est galvaudée et que le Ier commandement; le plus important, celui de la charité, est "interprété" et "adapté". Ceci laisse rèveur et permet de suite de juger de la valeur du témoignage chrétien apporté par le monastère au monde et à l'Eglise. Devant le problème des frères convers il y a différentes attitudes possibles. I) Ne rien faire. Ne pas voir que cette situation comporte d'anormal, de paradoxal, par rapport à la Règle de St Benoit d'abord, et par rapport aux exigences spirituelles ensuite, sous prétente de tradition, etc... (c'est lâche) 2) Supprimer tout simplement les frères convers, sans plus, c'est inadmissible parce que c'est refuser à tout lafc la vie monastique. 3) Retour pur et simple à la première tradition, à la Règle de St Benoit; qu'il n'y ait que des moines (prêtres ou lafcs). Cela paraît la solution idéale pour l'ordre de St Benoit parce qu'elle est pleinement conforme à la Règle, à la charité fraternelle évangélique. La suppression des frères convers est un changement de structure qui correspond à certaines exigences spirituelles de nos jours que l'on peut et visager. Non seulement ce n'est attenter spirituelle à l'essentiel dans l'ordre de St Benoit mais encore c'est reprendre la Règle dans toute sa pureté. (Il est --- Page 10 --- 10. évident qu'il n'en serait pas de même pour certaines réformes, comme certaines formes d'apostolat qui se réclament st Benoit des nécessités actuelles mais qui ne pourraient être envisagées chez St Benoit sans détruire la vie monastique même: Les frères du Père de Foucauld..) Ce qui importe c'est que la vie bénédictine donnent à ceux qui le désirent ("C'est Dieu qui met le désir dans ton coeur") la structure de vie qui leur permette de chercher Dieu avec le maximum de moyens, ils y ont droit. On ne peut reprocher à St Benoit qui oblige tous les frères à la lecture de ne pas reconnaitre la nécessité et la valeur du travail intellectuel (L'ame végète faite de nourriture). Il en est de même du travail ("de s'artisants du monastère" et ch XLVIII) La diversité des fonctions ne rompt pas l'unité, les talents de chacun (et ils sont fort divers) seront utilisés. Un travail qualifié donne force et joie. St Benoit utilise les talents naturels et surnaturels (office, lecture, travail) ce qui correspond bien aux plus profandes exigences modernes. Epanouissement ne s'oppose pas à volonté et renoncement. Il y a une harmonie à réaliser, un équilibre à trouver qu'il appartient à l'Abbé d'établir pour chacun. "On fera comme il est écrit: on partageait à chacun selon ses besoins". Ce n'est pas non plus refus d'obéissance, ce n'est pas dans un esprit de revendications qu'un changement est demandé. C'est de l'autre côté que doit venir le geste. L'enfant que l'on talente à sil doit faire fructifier, obéira sienne, aux dons qui sont en lui, aux talents qu'il doit faire voie contraire, obéira jusqu'au bout s'il a sougi de faire le bien (puisqu'on le lui montre tel) et volonté, mais ce sera au détriment de son équilibre, de sa vie physique et intellectuelle, il sera "massacré". S'il n'y perd pas tout à fait la raison on est en droit de croire qu'au moins il ne donnera pas tout ce que Dieu et ses frères attendent de lui. A qui sera la faute? Même connaître les richesses de l'être, ses tendances, vouloir simplement les ignorer ou les rêtrer physique, intellectuel, moral et spirituel grossement. Les inetrérences de l'être physique, intellectuel, moral et spirituel ne sont plus une de ces questions que l'on puis se mettre en doute, et la nécessité d'en tenir compte ne devrait plus être sujet d'hésitation. En demeurant enfremé dans de vieilles structures rigides (et vides) on s'éloigne de l'esprit évangélique. L'évangile n'a aucune compatibilité avec la notion des classes. Il fait balayer tout ce qui peut paraître esprit de parti... égoisme..., accueillir tous ceux qui viennent au monastère dans un large esprit de fraternité, qui est la note évangélique. Les questions de race, de conditions sociales, de capacité, n'ont plus de sens quand on croit que chaque ame est fille de Dieu et que le Christ est mort pour chacune d'elles en particulier, quand on voit le Christ en chacun de ses frères. On parle beaucoup dans le monde "d'esprit communautaire", de fartenité, ces mots sont même trop employés et à tout propos, et perdent un peu de leur force... Les moins doivent, pour leur exemple, manifester ce qu'est une communauté de chrétiens (la communauté vraie n'est possible que si elle est chrétienne), la seule véritable, pour répondre aux nombreux mouvements sociaux et philantropiques athées. "Qu'ils soient un", le monastère doit être un signe visible de la volonté de Dieu de rassembler et unir les hommes dans l'amour. Il n'y a que la valeur du témoignage qui soit en cause. "Celui qui a mes commandements, et qui les observe, c'est celui-la qui m'aime" dit le Seigneur. --- Page 11 --- II. ...Toutes les barrières inutiles qui séparent les frères sont pour le moine qui a le sens de l'unité et de la charité, le sens de la vie monastique, un poid des forces à réaliser cette communauté réelle, tracée par St Benoit, qui est le signe de l'unité demendée par le Christ. Pour cela il est important que d'une façon positive et pratique soient supprimées les séparations, qui, si insignifiantés et matérielles qu'elles puissent paraître, nuisent à la communion des ames, favorisent les manquement à la charité fraternelle qui compromettent l'union de chaque âme à Dieu. La séparation entre frères convers en moines peut être (car elle ne l'est pas toujours) mais le danger existe unes acuses de division plus profonde. Elle peut entraîner des manquements à l'humilité, à la charité, certaines entre la jalousie, qui nuisent grandement à la vie de l'ame et qui chez certains de la vie vent (pour ne pas dire suppriment) toute union à Dieu qui est le but de la vie monastique. Pour être fidèle à l'enseignement de Notre Seigneur tel qu'il apparaît dans les Évangiles et le s'Epitres, Pour répondre à l'ésprit et aux exigences de la Règle de St Benoit Pour répondre aux exigences et aux conditions de la vie de notre époque, on souhaite un retour aux origines et aux sources. Dans ce but on voudrait voir abolir la distinction existant entre moines-prêtres et mêmes profès joissant de tous les avantages, et droits de la vie monastique et frères convers relégués à un rang subalterne, réduits à un état de servitude et pratiquement privés des droits inhérents à l'état monastique, et on souhaite que tous soient astreints aux mêmes devoirs et bénéficient des mêmes droits et des mêmes privilèges: tous étant moines au même degré, les uns étant prêtres, les autres ne l'étant pas. Il est évident que ce nouvel ordre de choses doit amener de multiples conséquences dont la première est le problème de la formation de ceux qui, tout en étant appelés à l'état monastique, ne sont pas destinés à la prêtrise, pour ceux-ci il y aurait UN PROGRAMME de formation très défini à déterminer, et qui devrait être étudiés dans l'Ile détail. Voici cependant quelques suggestions: Pour ceux qui se présentent et qui n'ont pas le niveau de culture nécessaire, n'y a-t-il pas moyen de le leur donner, s'ils ont les qualités requises, si ce manque de culture vient d'un concours de circonstances bien indépendantes de leur volonté. Il est probable que du temps de St Benoit il y avait bien des convices qui n'avaient que tous connaissances, très rudimentaires. Or St Benoit confie l'œuvre de Dieu à tous les moines, et commande à tous la lecture... On peut supposer qu'il leur donnait alors ce qui était nécessaire en fait de connaissances. On établirait le principe que depuis le moment où il entre au moment nastère jusqu'au moment où il devient utilisable pour la communauté, il y aurait pour les moines non-prêtres autant d'années de formation prévues qu'il y en a pour les moines prêtres (7 années) I ou 2 ans de noviciat (ou I an de postulat et un de noviciat) 5 ou 6 ans de formation I) spirituelle 2) intellectuelle 3) professionnelle. I) Formation spirituelle: a) conférences spirituelle communes avec les philosophes, puis avec les théologiens. --- Page 12 --- 12. b) cours spéciaux de doctrine: morale, théologie ascétique et mystique, et même de théologie adaptée (Messe, Corps mystique..) permettant au moines de recevoir les bases indispensables à une solide vie spirituelle. 2) Formation intellectuelle: a) Cours de latin leur permettant de suivre et de comprendre l'Office divin et la messe. b) cours d'histoire: histoire de l'Eglise, histoire monastique destinés à donner une culture générale suffisante et à donner le sens de l'Eglise, l'amour de la Règle et de l'Ordre. 3) Formation professionnelle : (au sens large) a) ayant un caractère plus "spéculatif" pour préparer à l'exercice des certaines charges telles que cellérariat, professorat (sciences, mathématique...) surveillance d'élèves. b) ou ayant un caractère plus "pratique" pour permettre l'exercice d'un métier qualifié en vertu d'une technique bien établie (mécanique, électricité, ...) Une telle formation donnerait aux moines non appelés au sacerdoce le moyen de vivre une vie monastique saine et équilibrée, au cours de la quelle, réalisant le précepte "ora et labora" ils serviraient Dieu dans la communauté en tirant parti au maximum des dens reçus de lui. Il semble qu'en agissant ainsi on ouvrirait les portes du monastère à tout une catégorie de jeunes gens appellés à la vie monastique proprement dite et qui lui apporteraient un sang nouveau, une richesse spirituelle authentique favorisant ainsi son rayonnement spirituel au sein de l'Eglise. Il semble enfin que réaliser cette réforme permettrait à l'ordre de St Ben noit de reprendre une place de premier plan dans l'Eglise et cela simplement en lui rendant sa force primitive: on constate en effet que la Ste Règle telle qu'elle est, répond admirablement aux exigences spirituelles du monde moderne. En fait l'ordre bénédictin est un ordre lafcet il répond au besoin d'une multitude de jeunes - il réalise d'une manière certaine la "promotion du lafga" qui est au premier plan des préoccupations de l'Eglise. fr. Ans chue Sendebien. otts. 50.