--- Page 1 --- STATUT DES FRÈRES Il serait question, me dit-on, de rapprobher encore davantage le stat des "frères" de celui des moines de choeur, et même de les appeler "frères de choeur". Seule, la non-accession au sacerdoce les distinguerait des moines. 2 rovisoirement, les séniorats respectifs décideraient quels sont ceux parmi l frères qui pourraient actuellement recevoir cett "égalisation." Je me permets de présenter respectueusement quelques observations ce sujet. j ignore quelle sera la situation dans 50 ans; mais je pense qu'aujo d'hui cette "égalisation" est, au moins prématurée. j ai déjà regretté plusieurs des concessions faites, il y a trois ans. Pour ce qui regarde les nouveaux projets, ne serait-il pas opportu de consulter les différentes communautés? La question est d'une telle gravité qu'elle semble mériter le consentement des chapitres respectifs. Je crains fort que le "complexe d'infériorité" (il ne faudrait pas généraliser) dont souffrent quelques frères, du reste, parfois excités par d'autres, ne ferait que s'accentuer au contact plus immédiat et plus constant avel les moines prêtres ou appelés à le devenir. Cequi peut corriger ce travers, c'uniquement l'esprit de prière et de recueillement, c'est l'humilité, c'est le respect, c'est le travail dévoué. (Pour ne relever que ce dernier point, on me signale que, chez certains, le travail a beaucoup diminué) Il est aussi d'expérience que l'effet du nivellement n'est pas élever le niveau général, mais de l'abaisser. Je me permets de répéter la parole prononcée spontanément par le T.R. Père Béda Rigaux, Provincial des Franciscains, au mois d'août dernier, au Mont-César: "Comme je vous plains d'avoir introduit ces changements! Comme vous le regretterez un jour!" Les Capucins avaient aussi diminué la distance entre les pères et les frères. Et voici qu'ils reprennent en partie ce qu'ils avaient concédé et ils envisagent de remettre le tout comme c'était auparavant. Voilà cependant deuxordres essentiellement "démocratiques" d'allure. Les Prémontrés permettent depuis peu à leurs frères convers de porter le costume blanc, les dimanches et jours de fête; les frères en sont trè contents et ne demandent pas plus. Les Clercs de saint Visteur ont le régime de prêtres et non-prêtres sur le me rang: or, c'est là pour eux, une source d'incessantes et grandes difficultés. 2023-11-02/913 Joles bald Van Hantbryk o.s. obboye du Mont-Bésar --- Page 2 --- 4. T. II. Frères-Convers : Le Père Maur (de Tyniec) m'a communiqué sa proposition présentée au Chapitre Général. Sans doute ce problème sera-t-il encore agité par d'autres que lui. En principe j'admets qu'une révision du problème en entier NEWYORK s'impose. Cependant j'ose formuler quelques objections : 1° - A la base de tout ce problème il y a sans conteste le manque d'humilité foncière chez beaucoup de frères qu'attire l'appat des formules modernes ; or ce manque d'humilité est mauvais conseiller et antisurnaturel. 2° - Il faut admettre cependant une évolution réelle dans la société, mais celle-ci connaît différents stades, selon le pays. Si le système proposé par Dom Maur devait être appliqué ici ce serait infaisable et tout au moins fatal. NEW "L'évolué", pour employer un mot à la mode, est un concept avec acception plus ou moins souple selon les lieux et idéologies. Or je ne vois pas nos frères participer aux délibérations du chapitre, surtout lorsqu'il s'agit de juger gens et choses. On pourrait admettre leur voix pour l'élection de l'Abbé, pour l'admission d'un novice frère à la profession, après délibérations préalables par les capitulaires. Enfin cela supposerait qu'ils puissent émettre les voeux solennels ... Mais encore, est-ce maintenant vraiment souhaitable ? Tout cela tend au "choeur unique", mais alors nous aurions un nivellement par le bas ! Une prise de position nette et définitive s'impose, car cette manière périodique de jeter du lest depuis l'adoption du scapulaire jusqu'à la suppression du mot "convers" et le reste me paraît malheureuse. Quoiqu'il en soit du résultat concernant ce point délicat j'aimerais beaucoup que le Chapitre prenne en considération la marge existant entre les monastères belges et le nôtre. .....