--- Page 1 --- LITURGIE ET CHEMONIAL I 2023-11-919 Rapport pour le Chapitre Général de Déc. 1950. Frésenté par Fr. Rombaut Van Doren. Eien que le Calendrier monastique de 1915 ait beaucoup allégé l'omas de l'Office divin, à plusieurs reprises on a exprimé le désir d'y apporter encore certaines améliorations. I. BRÉVIAIRE. Ce votum regarde en premier lieu les octaves. En attendant une réforme ultérieure du Bréviaire, la Congrégation pourrait solliciter de Rome des Indults concernant les jours infra Octavam. (N'oublions pas le caractère compliqué de nos matines à ces jours : pour les antiennes, les versets et les répons, les legons, trois principes entrent en jeu). 1) Pour les octaves communes (S. Joseph, S. Jean Baptiste; SS. Pierre et Paul, St. Benefit d'été, Assomption, Toussaint, Immaculée Conception, Titulaire, Dédicace ; et pour les Moniales, S. Scholastique : donc de 7 à 10 octaves) on pourrait demander communication de l'Indult obtenu par l'Abbaye de Montserrat, par lequel les jours infra octavam comm. sont réduits au rite Mémoire. "De die infra octavam (a 2e ad 7m inclusive) nunquam officium celebratur, sed tantum commemoratio fit ultimo loco post memorias forte occurentes. Ammittuntur tamen perdurante octava suffragia OO. Sanctorum et preces. - Missa conventualis dicitur de octava quan do fit officium de feria non privilegiata et non commemoratur aliqua memoria : et tunc secunda oratio erit de Dominica et semper ammittitur Credo. (Ord. div. Off. pro Abbatia Montisserrati 1949, P. 26). (Pour se confémmer au rite des offices simple il faudrait en outre supprimer les Séquences. - D'après ces prescriptions pendant l'octave de l'Immaculée Conception par exemple, la Messe conv. serait de la Férie ; les messes privées pourraient être de l'octave). 2) En ce qui concerne les octaves privilégiées, il ne faudrait rien changer à celles de Pâques, Pentecôte et Notil. --- Page 2 --- 2 Por les autres (Epiphanie, Corpus Christi, Ascension et Sacré Coeur) on demanderait l'Indult de pouvoir célébrer les jours infra octavam, ad modum festi simplicis (en ajoutant pour la commodité du rédacteur de l'Ordo : ita tamenue ue nihil immutetur quoad regulas occurentiae val cohcurrentiae a rubricis breviarii moastici pro respectivis octavis praescriptas). (Ces offices auraient l'aspect des jours Sancta Maria in Sabatto. - A matines antiennes, psaumes et versets de la Férie. - A Laudes et aux Verpres, antiennes et psaumes de la Férie. - A la Messe omission du Credo et de la Séquence P. e. Lauda Sion.) On pourrait solliciter pour les dimanches (privilégiés et per annum) qu'ils soient élevés au rite double majeur, comme le Congrégation anglaise l'a obtenu. (Omission générale du Suffrage et des Preces. A la Messe omission des Oraisons A Canctis etc. Par contre les antiennes seraient doublées ce qui est intéressant pour l'Avent). Une certaine simplification du rite extérieur des fêtes, - pour laquelle il ne faut pas recourir à Rome, - pourrait alléger la célébration de l'office. 1o Ne serait-il pas opportun de restreindre le nombre des messes conventuelles célébrées avec diacre et sous-diacre ? En 1950, au Mont César, la messe conv. a été célébrée 164 fois avec assistance ; presqua la mâté du temps. 2o Il serait en tout cas indiqué de ne plus accorder de 3e ordre aux doubles majeurs suivants : Chaire de S. Pierre, N. D. du Mont Carmel, S. Pierre aux Liens. 3o En maintenant le nombre des fêtes de 2d ordre, on porrait pour un plus grand nombre réduire leurs Matines au 3e ordre. 4o Je proposerais de diminuer le nombre des bénédictions du S. Sacrement. D'après nos usages actuels (dimanches, fêtes de lre et 2d e classe, ler Vendredi, : Exposition du S. Sacrement) nous l'avons 130 fois + par ah, donc un jour sur 3. En prenant pour régle les dimanches, fêtes châmées, lers vendredis, nous l'aurions 80 fois environ. --- Page 3 --- 3 5o On pourrait encore envisager une modification de l'horaire. Actuellement, aux jours des Féries ordinaires, à 10.30 h. du matin, nous avons déjà prié pendant 3 h. et demie (Matines, Laudes, Prime, messes privées, Oraison, Tierce, messe convetuelle). Les jours de 3e ordre et au dessus cette somme de prières atteint les 4 heures, 4 heures et demie. Après quoi nous n'avons plus qu'une heure de pensum servitutis. (None, Vêpres, Complies) qui est répartie au cors des 10 autres heures de la journée (10.30 - 20.30). L'horaire adopté à S. André et au Mont César pendant la guerre était plus équi:ibré et moins fatigant : 18.45 Complies. 19 h. Souper. 20 h. Matines. - - - 5h.15 Lever. 5.35 Laudes - Prime 9 h. Messe conventuelle. II. CEREMONIAL Bien qu'on ait résolu d'attendre l'édition du nouveau cérémonial de Beuron avant de reviser le nôtre, certains points pourraient être établis dès maintenant. 1o Entrée sollennelle du célébrant au chant de l'Introit. "Accedente sacerdote ad altare, incipiunt cantores Antiphonam ad Introitum", dit le Graduel se conformant à toute la tradition. Il s'en suivrait que le célébrant n'assisterait plus à Tierce ; mais en cela nous serions conformes au Cérémonial des Evêques, qui suppose que pour une messe solennelle (non pontificale) le célébrant n'est pas présent à Tierce. 2o Logiquement le Benedictus qui venit devrait se chanter avant la Consécration. Il existe, il est vrai, un décret (dont les liturgistes aimeraient la suppression) no 4364, 14 janv. 1921, qui a modifié dans un sens opposé le texte du Graduel. Mais, puisque au Mont Cassin on a toujours continué à chanter le Benedictus avant la consécration et que d'autre part nous jouissons des privilèges du Mont Cassin (Consitutions no 160, 4), notre possition juridique serait bien établie. --- Page 4 --- 4 3° Les interludes et les accompagnements d'orgue sont supprimés pendant l'Avent et le Carême. On devrait en faire autant aux Offices des Autre Temps de Septembre, de même aux Vigiles des Saints et aux rogations (cfr. Stereky I, 172-173). 4° Il ne faudrait pas prendre d'au bénite au sortir de l'office, ni le dimanche en entrant au choeur avant l'aspersion. 5° L'Aperi pourrait n'être récité qu'une fois (avant les Matihes) et le Sacrosanctae également (après Complies). III. RITUEL . Le rituel monastique attend toujours sa révision. On pourrait cependant considérer les pointssuivants. 1° Dans le Rituel de la Profession solennelle ou perpétuelle , il conviendrait d'omettre le choix des habits. Il allonge inutilement la cérémonie, il n'est pas traditionnel, et aujourd'hui ne se justifie plus après une probation de 5 ans. Beuron l'a également omis dans ce Rituel (p. 101). 2° A Beuron, le profession tempotaire comme la vêture et l'entrée au noviciat se fait au Chapitre. Nous pourrions envisager la même solution, n'unissant à la Messe que l'acte définitif de la "consécration monastique". (Il vaudraitmieux que les familles n'assistent pas à la profession triennale, surtout qu'un certains nombre de jeunes profès ne persévèrent pas). 3° A l'anniversaire du couronnement du Souverain Pontife, d'après notre Rituel (Beuron éde édition p. 277) nous chantons après la messe de 3e ordre le psaume Exaudiat et une Oraison. Or l'épiscopat belge a demandé en 1924 de chanter le Te Deum le dimanche qui suit cet anniversaire? Puisque nous avons déjà un rite prévu par nos livres monastiques, il n'est pas indiqué que nous prenions le Te Deum. --- Page 5 --- 5. ..... T. II. Silence : Nos abbayes connaissent si pas une surcharge de travail, du moins un très large terrain d'activités diverses, obligeant les moines à se dispenser dans tant de domaines, ce qui occasionne bien des infractions au plan de la journée et au silence. Ne serait-ce pas chose heureuse d'établir pour l'ensemble des moines de choeur (avec ce que cela suppose d'exceptions inévitables) une heure, si possible la même pour tous, durant laquelle les moines s'adonneraient exclusivement à la lecture de la Bible, des Pères et autres ouvrages spirituels, en maintenant dans la maison un silence plus strict que le silence ordinaire de la journée ? A Tyniec nous essayons ce système. Déjà beaucoup reconnaissent le bien fondé de cette heure, mais nous sommes loin encore d'avoir atteint la perfection de cette heure de recueillement. T. III. Liturgie : Sans vouloir verser dans l'exagération clunisienne et tout en prenant en considération les obligations inhérentes à chaque monastère, il me semble opportun de souligner toute la valeur sanctificatrice de l'Office divin et de la vie liturgique en général. Il importe que tout l'apostolat liturgique, qui est un des éléments essentiels de nos activités respectives, soit fondé sur une vie intense de prière. Au fond nos hôtes et tous ceux qui s'approchent de nous désirent trouver avant tout en chacun de nous et chacune de nos communautés des hommes de prière beaucoup plus que des moines "up to date". Trappistes et Chartreux n'évoluent pas à l'échelle de nos monastères bénédictins, et je crois que l'Eglise leur en sait gré et sans doute le monde chrétien n'en souffre pas, tant s'en faut. Je soumets humblement ces quelques considérations au jugement de votre Paternité et de celle du Chapitre. (s) fr. Charles van Oost, O.S.B. -0-0-0-0-0-0-0-0-