--- Page 1 --- [AN] 1.3.7 G6(C) pax G6 2024-05-04/1609 Glenstal, le 17 / 10 / 34 Mon cher Père Général Fernando En vous remerciant de votre longue lettre du 9 et du compte résumé qu'elle contenait - et plus encore longue lettre du 9 et du compte résumé qu'elle de notre chère maison, permettez-mois de venir vous ennuyer encore. Je profite des moindres moments pour me mettre au courant de nos archives. Je rendre compte de la situation financière, canonique, etc. du monastère. A ce point de vue, je persiste à regretter qu'il n'y ait pas de trace écrite de le qui a été admis, décidé, accepté entre vous et l'archevéché au sujet de Miss M. Bilier qui forme le gros morceau de l'"emprunt d'Anvers" de me, l'article "Mon que pour mon imagination, en l'absence de toute facture qui me dirait les meubles qu'elle recouvre. Mais, si je vous comprendes bien, tout est désormais définitivement réglé, et rien ne peut plus être réclamé à Glenstal du chef de cet "emprunt". Merci également pour les renseignements sur l'argenterie... et pour la promesse que vous me fites en partant de me mettre par écrit certaines adresses de personnes aux quelles je dois demeurer en relations, de même que de personnes compétentes auxquelles il serait bon de recourir dans des cas déterminés. Cela dit, voici encore des questions - pauvre Père! je vous relance! 1e Reliques. Je trouve que Mgr Harty nous autorise à les exposer, parce que d'un authentique trouve par l'Aveque (cela est dit expressément à propos de celle de S. Bernard, dont vous avez raconté à Miss Fitzgerald, devant moi, l'"enlèvement") mais je ne trouve aucun authentique de nos reliques....? 2e L'indult qui nous permet d'user de l'encons aux messes solennelles sans diacre, est périmé depuis le 14 mars 1933 - je n'en trouve pas le renouvellement, comme j'ai vu que vous avez renouvelé l'indult pour la Chandeleur et la semaine sainte. Envin! Je vous & le renouvellement (18.10.34) 3e L'indult pour retabder jusqu'à six mois la célébration des messes a été accordée en 1931 - vaut-il pour plus d'une fois? 4e Un commentaire de D. Placide, tapé à la machine, s'applique à un "Indult pour Glenstal" que je ne retrouve pas aux archives - à en juger par les citations du commentaire. La lettre dont il est extrait n'est pas non plus aux archives, et la date n'en est pas indiquée. 5e Ces archives semblent d'ailleurs avoir éliminé toute correspondance (il n'y a par ex. aucune lettre du Rme P. Abbé!) rien non plus sur les affaires D. A-Kylemore, au sujet de laquelle, cependant une abondante correspondance a dû être échangée. Vous m'avez mis en garde contre de nouvelles menées - mais semble donner l'indications qui puissent m'armer, le cas échéant. Mgr Ribeti sangle lui être favorable - il est parti; mais le nonce ? d'autres personnages? dans quelle mesure dois-je me méfier d'eux, ou leur faire confiance ? (entre parenthèses, sitot connue l'élévation de Mgr Rib. à l'épiscopat, je lui ai envoyé une lettre de félicitations, à laquelle il a répondu par un mot aimable) Quant à Kylemore, j'ai découvert que l'abbesse actuelle est Dame Maura, --- Page 2 --- qui fut autrefois, à Ypres, une des maîtresses, et l'amie de ma soeur...et nous échangeons deslettres aimables, en attendant l'occasion d'une visite là bas. Pour terminer par autre chose que des "affaires", nous avons eu aujourd'hui le service pour les Mc Carthy de Killmallock. Ils étaient venus à sept: le papa et ses deux enfants, sa soeur, miss Mc C., une nièce et deux cousin et cousine O'Grady. A 10 h. petites heures, puis la messe chantée par moi, avec absolute "ad pannum". D. Sous Pr. leur a ensuite montré un peu la maison, puis j'ai pris avec eux une collation, et, avec le P. Sous Pr. encore, les ai conduits au jardin. Ils ont été ravis de la messe et du chant, qui fut d'ailleurs aussi bien qu'on peut le faire à quatre ou cinq, et es sont montrés si bienveillants et attachés à la maison. Pour vous tranquilliser entièrement, ils n'ont vu que D.S.-Pr. et moi. D. Colomba est à Limerick, pour une opération dentaire: dentiste et médecin ont été, d'accord qu'il faillait lui enlever toutes les dents, les gencives étant en très mauvais état (pyorrhée). Il a été chloroformé; cet après midi, j'ai requ un télégramme, disant qu'on le gardait jusqu'on demaine à l'hopital. Miss Martin, toujours stationnaire, ou lent près. Elle m'écrivait hier qu'il y avait encore un peu de suppuration! après plus de six semaines! J'espère que votre santé n'est pas aussi limaconnière, et que, soulagé du fardeau, vous reprenez rapidement forces, sommeil, et le reste. Bien fraternellement je vous envoie les bons voeux de la communauté, qui continue courageusement la vie de chaque jour. Dom Gérard FRANC OIS Abaye de Maredoque Ben